Nous dédions également ce travail aux familles, aux amis et aux communautés endeuillées par le meurtre de ces femmes et filles, qui endurent une douleur inimaginable et doivent se reconstruire.
Le décompte des féminicides à l’IGED cherche donc à représenter la réalité des violences faites aux femmes et aux filles que nous voulons combattre. Pour bien comprendre ce phénomène, il est essentiel de nommer chaque victime : compter, c’est aussi donner de la visibilité à des vies qui méritent d’être reconnues et honorées au-delà des simples statistiques. Ce décompte a de multiples utilités pour contribuer à l’amélioration des connaissances, des stratégies, des politiques et des pratiques, notamment :
L’IGED s’appuie sur une définition large du féminicide pour effectuer son décompte. Cette définition comprend deux éléments clés :
Ces deux éléments sont corroborés par la combinaison de plusieurs définitions :
La définition de l’ONU Femmes et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) (2023) : « Les meurtres de femmes et de filles basés sur le genre, également appelés femicides et féminicides, peuvent être définis de manière générale comme des meurtres intentionnels commis en raison de facteurs liés au genre. Il peut s’agir de l’idéologie des droits et privilèges des hommes sur les femmes, des normes sociales relatives à la masculinité et de la nécessité d’affirmer le contrôle ou le pouvoir masculin, d’imposer des rôles sexospécifiques ou d’empêcher, de décourager ou de punir ce qui est considéré comme un comportement féminin inacceptable. Le femicide représente le point final mortel d’un continuum de formes multiples, imbriquées et interconnectées de violence fondée sur le genre. Ces homicides font généralement suite à des expériences antérieures d’abus physiques, sexuels ou émotionnels ».
Bien que certains décès ne correspondent pas tous aux paramètres de définition du féminicide, où ce qui est considéré comme des meutres liés au sexe/ genre, tous ces décès représentent une perte pour la société
Nous avons inclus l’image d’une flamme lorsqu’aucune photo de la femme ou de la fille n’était disponible.