Si vous êtes victime, témoin, ou proche d’une victime de violence basée sur le genre (VBG), il est crucial de ne pas rester seul. Il existe de l’aide au Cameroun.
Quelles que soient les violences subies, récentes ou plus anciennes, toute personne a le droit de trouver du soutien.
Si on se pose des questions sur ce que l’on vit ou ce que l’on a vécu, on a le droit d’en parler. Briser le silence n’est jamais facile.
Les violences subies, récentes ou anciennes, peuvent entrainer des conséquences durables sur les victimes. Il est donc important de se tourner vers des services spécialisés. Ils sont là pour apporter leur aide, leur accompagnement et leurs conseils
En cas de danger imminent et besoin d’aide d’urgence, il faut contacter les numéros suivants : 118 : Corps national des sapeurs-pompiers 117 ou 1500 : Police 113 ou 1501 : Gendarmerie 8202 : Cybercriminalité 119 : SAMU 116 : Service social d'urgence pour l'enfance et la famille Ces numéros d’urgence sont gratuits et peuvent être composés à partir d’un téléphone fixe ou portable, même sans crédit.
Les lignes sont gratuites et anonymes. Les écoutants et écoutantes des lignes téléphoniques d’assistance sont disponibles pour : • Écouter et aider à "vider son sac", • Aider à y voir plus clair, • Répondre aux questions, • Informer sur les droits, • Orienter vers des services spécialisés. Contacter la ligne d’écoute AidGBV : disponible 24h/24 et 7j/7. L'appel est anonyme et gratuit. L'écoute est disponible en français et en anglais. Contactez-Nous
Aidgbvbot est un chatbot IA qui offre un moyen sûr, anonyme et accessible d’identifier les situations de violences, d'explorer les options disponibles et de documenter en toute sécurité les informations importantes. Conçue pour fournir des conseils, des ressources et un soutien, Aidgbvbot aide à traverser les situations difficiles avec bienveillance et confidentialité. Clickez ICI
Vous pouvez consulter la cartographie interactive destinée à mieux orienter et répondre aux besoins des victimes de violences sur le territoire camerounais. Elle est accessible sur le site internet : AidGBV
Une personne se confie à nous. On suspecte des violences, on en a été témoin ou on craint qu’une personne en soit victime ? Notre plateforme numérique : AidDBV fournit des informations et des conseils pour l’entourage et les témoins des personnes victimes.
Il est possible de contacter une ligne téléphonique d’assistance pour demander des conseils ou poser des questions. C’est gratuit et anonyme.
Des services spécialisés sont aussi disponibles pour l’entourage et les personnes témoins de violences. Ils sont là pour écouter, répondre aux questions, conseiller.
Demander conseil à des services spécialisés à travers la plateforme AidGBV qui centralise les ressources d’aide : ici .
Voici quelques conseils si une personne se confie :
La première chose à faire est de s’assurer que la victime se sent en sécurité. Il est important de lui dire qu’on la croit et que ce qui s’est passé est inacceptable.
Fournir une écoute active et attentive, sans jugement. Ne pas remettre en cause son récit. Valider ses émotions. Il est important de ne pas forcer la victime à parler plus que ce qu’elle n’a décidé. Il est également déconseillé de faire quoi que ce soit à sa place ou de prendre une initiative qu’elle ne souhaite pas.
Il faut respecter son rythme et ses besoins car elle doit pouvoir retrouver le contrôle de ses choix et de sa vie.
Ce n’est pas de sa faute. L’agresseur ou les agresseurs sont les seuls responsables.
Poser ces questions permet d’orienter la victime vers l’aide appropriée :
o Les lignes d’écoute ou les chatbots : voir la plateforme : AidGBV
o Les services spécialisés disponibles pour écouter, conseiller, accompagner les personnes victimes de violences : voir la plateforme : AidGBV
On peut proposer de lui rendre certains services : l’accompagner, aller récupérer ses affaires dans un lieu où elle ne veut pas se rendre, rechercher des services et se renseigner, faire ses courses, faire son ménage, proposer de prendre des notes lors de ses entretiens avec des services professionnels, etc.
Voici quelques phrases utiles pour rassurer et soutenir les personnes victimes : • Je te crois. • Tu as bien fait de venir me voir. • Merci de ta confiance. • Tu as bien fait de m’en parler. • C’est courageux. • Tu n’y es pour rien. • La loi interdit ces violences. • Je peux t’aider.
Vous êtes un professionnel qui, dans le cadre de sa pratique, a été ou est susceptible d’accueillir la parole d’une victime de VBG et cela vous pose question. Précisons, tout d’abord, qu’il n’est jamais aisé de savoir comment réagir face à ces situations complexes.
Que dire ? Que faire ? Que conseiller ? Ceci est d’autant plus délicat que l’enjeu pour la victime est important. En effet, cette personne a réussi à franchir un certain nombre d’obstacles pour parvenir à se confier, ce qui constitue une étape cruciale dans le processus de reconstruction. Il n’existe pas de canevas précis qui serait applicable pour toutes les situations puisque celles-ci sont à chaque fois singulières. Il faut donc adapter son intervention au cas par cas ;
Néanmoins, nous pouvons relever les points d’attention suivants qui peuvent servir de repères pour les professionnels :
Une écoute bienveillante permet de rompre l’isolement et d’éviter la victimisation secondaire. Il s’agit d’une expérience indispensable préalable à tout processus de reconstruction. Pour ce faire, croire la personne et reconnaître sa détresse est essentiel.
Vérifier que la personne est à présent en sécurité, et qu’elle a pu bénéficier de soins médicaux adaptés (si c’est le cas d’une agression sexuelle, on peut avoir par exemple les traitements préventifs IST, et prévention des risques de grossesse).
Informer la personne de l’existence de services professionnels spécialisés sur le territoire camerounais : voir la plateforme aidgbv.colibri-cric.org . Les personnes y trouveront des informations sur l’ensemble des services d’accompagnement recensés sur cette plateforme.
Quand on ressent le besoin de mieux comprendre certains comportements, c’est peut-être que l’on vit une de ces situations :
On s’entend dire que l’un ou l’autre de nos comportements est inapproprié,
On réalise que certains de nos comportements sont violents,
On prend connaissance via la presse ou des proches des qui punissent sévèrement les actes de violence,
On se rend compte des effets dévastateurs des violences sur la personne qui en est la cible,
On se pose des questions.
Pour y voir plus clair, pour trouver de l’aide et un accompagnement, vous pouvez contacter notre ligner d’écoute, d’information et d’orientation ( réservez la place pour mettre le numéro d’écoute), qui vous permettront de parler en toute discrétion des difficultés que vous rencontrez.
Vous pouvez nous contacter aussi par le chatbot de la plateforme aidgbv et poser des questions de manière anonyme.
Les violences affectent profondément les victimes et leurs proches, mais elles ont aussi des impacts négatifs sur la personne qui les commet.
Reconnaître ses propres comportements et comprendre leur impact sur les autres personnes est un premier pas crucial vers la prise de responsabilité et le changement.
Un deuxième pas serait d’entreprendre une démarche pour modifier ces comportements violents.
Notre accompagnement vous permet de :