2026-05-22
Le vendredi 22 mai 2026, Monoue Madeleine, 68 ans, originaire de Bamena dans le département du Ndé, a été agressée par un groupe de trois jeunes agresseurs. Ils ont planté un poignard sur le cœur de la victime, la dépouillé de son argent avant de prendre la fuite. Sur place, la victime est morte. Son corps a été découvert le samedi matin 23 mai 2026. C’est un motocycliste du coin qui a fait la tragique découverte tôt le matin, avant d’alerter les riverains.
Selon les informations, la victime revenait d’une veillée mortuaire dans le quartier lorsqu’elle a été attaquée par des jeunes agresseurs qui l’ont poignardé avant de prendre la fuite. Connue de tous sous le surnom de « maman Mado », la victime tenait une boutique de vente des appareils électroniques et électroménagers, au quartier Bonangoh, dans le deuxième arrondissement de la ville de Nkongsamba. Quelques jours avant le crime, sa maison avait déjà fait l’objet d’un cambriolage. Ma Mado, commerçante bien connue et appréciée du quartier Bonangoh à Nkongsamba. Ce meurtre est un féminicide non intime.
Une enquête a été ouverte conjointement par la compagnie de gendarmerie du Moungo Nord et le commissariat central de Nkongsamba, en présence du procureur de la République près du tribunal de grande instance du Moungo. Cette enquête a permis d’interpeller le groupe des trois agresseurs. Le 4 juin 2026, a eu lieu la reconstitution des faits sur la scène du crime. Selon les informations, les deux meurtriers qui ont fait recours au couteau pour poignarder la victime, au cours du dépouillement, ont emporté une somme d’une valeur de 300. 000 FCFA dans son sac et se sont partagés le butin : l’agresseur ayant usé du couteau pour poignarder la victime a empoché d’abord 100 000 FCFA ; a remis 30. 000 à Ndongo et 40. 000 à Joyce (le commanditaire du crime).
L’auteur principal et commanditaire du crime est un jeune ex-employé de la victime, qui avait travaillé dans sa boutique pendant 3 mois avant d’être licencié pour mauvaise conduite et vol d’objets (ordinateurs portables, téléphone). Ainsi, il a planifié le crime en guise de vengeance contre dame Monoue Madeleine : « J’ai connu la victime à travers une grande sœur à moi, avec qui on était au « marche B ». C’est elle qui m’avait mis en contact avec le fils de la mère, qui réside en Allemagne. Il s’appelle Djoma Kamga Freddy. J’ai eu des insultes venant de ce monsieur et des menaces de prison venant de lui. Parce que le premier jour de mon service, il m’a d’abord accusé de vol de laptot, marque HP ; une capacité de 1 terra et les téléphones portables » (déclaration de l’auteur commanditaire le jour de la reconstitution des faits, 4 juin 2026). Pourtant, le co-meurtrier reconnait que Madeleine payait très bien son salaire sans sauter. Il affirme également ne pas avoir de problème avec la victime. Leurs rapports étaient cordiaux. Selon les meurtriers, leur projet de meurtre de dame Madeleine a été planifié le jeudi 21 mai, jour de la levée de corps où la victime s’était rendue pour la veillée mortuaire. Et ce jour, les agresseurs ont avoué avoir consommé de la drogue et avaient l’habitude d’en prendre. Le lieu où ils ont planifié leur crime est surnommé le « ghetto ». Les deux autres co-agresseurs à savoir Ndongo et Ibrahim possédaient une arme blanche (un couteau) et c’est avec ce couteau qu’ils ont poignardé à mort maman Madeleine.
Nous te citons… Nous ne t’oublierons pas.