2026-03-20
Dans la nuit du 17 mars, Armelle Assouguena Fouda, médecin anesthésiste, chef des urgences de l’hôpital de district d’Obala, a été retrouvée assassinée dans son domicile situé au quartier Nyong-Mézégué, près de la gare ferroviaire d’Obala. Sa gorge et un bras étaient tranchés, tandis que son véhicule et ses téléphones avaient été emportés par les meurtriers.
Le mardi matin du 17 mars 2026, Armelle Assouguena Fouda avait déposé ses enfants à l’école, une routine qu’elle suivait chaque jour avec sa voiture. Cependant, à la sortie des classes, les enfants, impatients d’attendre que leur mère vienne leur chercher comme d’habitude, ont été contraint de rentrer à la maison à pied. Arrivés chez eux, ils ont constaté que la maison était verrouillée jusqu’à très tard dans la nuit aux environs de 20h. L’absence du véhicule de leur mère sur le parking a suscité des inquiétudes.
Dans le froid glacial de la nuit, les enfants se sont rendus chez des voisins pour signaler cette situation inhabituelle. Aucun numéro de téléphone ne répondait et elle n’était pas arrivée à son lieu de travail depuis le matin du jour de son meurtre. Les voisins ont pris l’initiative de forcer la porte. À l’intérieur, la scène était tout simplement insupportable : le corps sans vie du médecin anesthésiste Armelle Assouguena gisant dans une mare de sang déjà coagulé. Selon les premiers constats, la victime a été assassinée dans les premières heures de la journée et ses meurtriers ont veillé à verrouiller la porte en emportant son véhicule ainsi que d’autres objets de valeur dans son domicile.
Après la découverte du crime, la Brigade d’Obala a ouvert une enquête pour faire la lumière les circonstances du meurtre Armelle Assouguena. Une enquête minutieuse pilotée par l’Adjudant-Chef major Jean-Marie Kung, de la Brigade d’Obala a permis de mettre la main sur trois auteurs du meurtre du docteur Armelle Assouguena. Il s’agit de Michel Tekam Tchuisson âgé de 35 ans, Collins Tchoungang 43 ans, et Hervé Tanga Tsimi 30 ans.
Selon les premiers éléments de leurs déclarations, Tekam Michel est l’auteur principal du meurtre. Le mobile évoqué est glaçant par sa banalité : il aurait voulu s’emparer du véhicule de la victime. Lors de cette opération d’enquête, les forces de l’ordre ont également réussi à localiser et récupérer le véhicule de la victime, un SUV Hyundai blanc immatriculé CE 463 MA. Michel Tekam Tchuisson travaillait comme concierge et la femme de ce dernier exerçait comme ménagère dans le domicile de la victime. Les mouvements de ce couple ont retenu l’attention des enquêteurs et montré la piste à suivre. Quelques temps avant la commission du crime, l’épouse du concierge a quitté le lieu du travail avec son enfant juste après avoir perçu son salaire du mois. Suite à son départ, son mari a émis un certain avis de mise en vente du véhicule de sa patronne sur la toile. Il s’organisait pour s’emparer dudit véhicule. Le lendemain de la publication, ayant préparé son forfait, il aurait attaqué la dame qui revenait de l’établissement scolaire où elle est allée déposer l’enfant.
Au moment de notre décompte, les enquêtes se poursuivaient et les auteurs devraient répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes.
NOUS LA CITONS,
NOUS NE L’OUBLIERONS PAS,
Nous pensons aux enfants de Armelle Assouguena désormais orphelins, à sa famille, à ses ami-e-s et proches, et à toutes ces existences dévastées par le terrorisme patriarcal.