2026-04-02
Le 2 avril 2026, Jessica Ndzomo, enceinte d’environ neuf mois, et mère de 3 enfants a été violemment tuée à son domicile par un agresseur inconnu. Jessica est arrivée ce jour chez elle dans la nuit. Pendant qu’elle prenait son repas, un individu cagoulé est entré chez elle sans aucune effraction. Les enfants de Jessica, âgés respectivement de 12, 10 et 4 ans sont les premiers à apercevoir l’agresseur. Animé par le courage, l’un des enfants de la victime, âgés de 10 ans accourt vers l’agresseur pour l’empêcher d’avoir accès à la maison. L’agresseur, armé, va lui assommer un coup de machette sur la tête. Ce sont les bruits de ce coup violent qui vont alerter Jessica. C’est ainsi qu’elle se précipite vers la porte dans l’optique de savoir ce qui se passe. Etant enceinte de neuf mois pratiquement, elle sera également attaquée par l’agresseur. Après avoir réussi à prendre le contrôle sur la victime, l’agresseur a contraint les trois enfants à aller à s’enfermer dans une chambre située à l’étage du domicile. L’agresseur va contraindre Jessica de passer des coups de fils à ces proches pour leur dire qu’elle a une urgence médicale et qu’il lui faut impérativement de l’argent. C’est ainsi que les proches de Jessica à l’instar de son compagnon et sa mère, lui font des dépôts d’argent par mobile money. Une fois l’argent reçu, l’agresseur va s’emparer du téléphone de Jessica, la ligotée, non loin de la salle à manger de son domicile, va voler des objets précieux, notamment les clés de sa voiture, un téléviseur et va s’enfuir. Cependant, il va retourner quelques minutes plus tard, pour achever son crime. Selon les informations de l’enquête, le meurtrier a violé, violenté, poignardé et frappé à coups de machette la victime à plusieurs reprises. Le meurtrier, manifestement en possession d’une clé du domicile de la victime, est entré et est sorti librement, abandonnant celle-ci (sa clé) sur la porte après son passage.
Jessica Ndzomo était employée de la Communauté Urbaine de Yaoundé (CUY), service de l’état civil. Elle était fille unique à ses parents. Elle laisse derrière elle une mère, désormais seule au monde. Divorcée, elle portait un enfant à terme. Deux vies ont été fauchées le 2 avril 2026. Une troisième victime, l’enfant de 10 ans ayant tenté de protéger sa maman, était entre la vie et la mort dans un hôpital de la ville. L’auteur de ce crime de féminicide sexuel était encore introuvable au moment de notre décompte et une enquête a été ouverte.
Nous la citons,
Nous ne l’oublierons pas.