2026-03-18
L’affaire du féminicide de Divine Mbarga Atangana débute le 18 mars 2026 au quartier Nkoabang, commune de Nkolafamba, département de la Mefou et Afamba, ville de Yaoundé. Le 18 mars 2026, Divine Mbarga qui était habituée à se rendre chez son camarade de classe pour faire ses devoirs, avait été réprimandé à la maison. Suite à ces réprimandes, elle s’enfuit de la maison aux environs de 15h30 min. Ne la voyant pas revenir au bout de 30 min à 1h de temps, la famille s’est mise à sa recherche au quartier Nkoabang sans succès. Après plusieurs heures de recherches, elles n’ont aucune nouvelle de la gamine.
Le lendemain du jeudi 19 mars 2026, le corps de Divine Mbarga présentant des traces de violences sexuelles et de strangulation survenues durant la nuit est découvert dans un chantier abandonné du quartier. Selon les témoignages recueillis par les médias auprès des voisins du bâtiment où le crime sexuel s’est produit de 23h à 3h du matin dans un immeuble en construction au lieu-dit « 10ème arrêt Nkoabang », des voisins ont entendu des cris et pleurs de détresse d’une fillette : « Laissez-moi ! laissez-moi ! Ça fait mal ! ». Toutefois, ces voisins n’ont pas cherché à savoir de quoi il est question afin de porter assistance à la victime. À 3h du matin les cris s’arrêtent.
Notre équipe de veille a reçu un document audio dans lequel, on entend les enfants parlés. Ces derniers révèlent être associés à la planification de ce crime. Le lendemain, ce sont deux enfants qui arrivent, et l’un des proches de Divine les aperçoit aller et venir, pointant la maison de Divine, sans être sûr. Elle leur demande : « vous cherchez quelqu’un ? ». Et ces deux jeunes enfants de répondre qu’ils cherchent la maison de leur camarade Divine Mbarga. Les enfants disent que le père de leur camarade de classe leur a demandé qu’ils aillent porter l’enfant, à savoir Divine, dans un état d’inconscience, dans la chambre à la maison (domicile du bourreau) et d’aller la déposer ailleurs, en ayant pris le soin de l’envelopper dans un drap. C’est leur camarade à eux, dont Divine allait faire ses devoirs de classe, « voilà la commission que mon père a demandé de faire ». Quand ils entrent dans la pièce, ce matin du 19 mars, d’après le témoignage des enfants : « Divine était encore en vie ». Et ils ont pris peur, ils sont partis. Il y a un des enfants ayant assisté au crime, qui a déclaré, « c’est comme si elle est morte ». Et l’un des fils du meurtrier et violeur, qui a été appelé pour sortir le corps de Divine dans cette maison a dit : « C’est comme si elle est morte. Il faut qu’on dise à sa mère, à ses parents ». Et le fils du meurtrier va déclarer : « Si vous faites, ça, mon père aussi va vous tuer ». Le fils du meurtrier faisait l’aguet pour se rassurer ne venait interrompre le crime.
L’enquête menée pendant une semaine a permis d’interpeller l’auteur de ce crime de féminicide sexuel. Il s’agit de Moadambe Éric, technicien de bâtiment dans la ville de Yaoundé. Il est père de 3 enfants. Son épouse avait le foyer il y a de cela quelques temps à cause des violences conjugales qu’elle subissait d’après les témoignages recueillis auprès des voisins par les journalistes du média Griote.
NOUS LA CITONS, NOUS NE L’OUBLIERONS PAS,
Nos pensées à la famille de Divine, à ses camarades, enseignant.es, ami-e-s et proches, et à toutes ces existences dévastées par ces crimes machistes perpétrés dans motivées par une idéologie patriarcale considérant les femmes et les filles comme inférieures ou devant être possédées. Le viol subi par Divine est une torture qui massacre la valeur identitaire de l’être féminin dont la destruction physique n’est pas le but premier : la destructivité et la production de douleur du crime.