2026-02-23
Le 23 février 2026, le nommé Rigobert a tranché la tête de sa compagne, Mani Nkollo Téclaire, 40 ans, mère de trois enfants, agés respectivement de 19, 7 et 2 ans. Le crime s’est produit au quartier CCC lieu-dit Source dans le 3e arrondissement de la ville de Douala. Le meurtrier a d’abord tenté de décapiter Louise Zoukep Mbankollo (la petite sœur de Mani Nkollo Téclaire) gravement blessée à coups de machette sur le dos. Comme le témoigne la survivante au micro d’Equinoxe TV : « Il a surgit devant nous. On était surprise de le voir devant nous. On ne l’a pas vu à distance venir. Il était accompagné de son ami, un certain Pako. Il m’appelle par mon nom à haute voix et il me tend la main, j’hésite. Il m’appelle encore fort et tend sa main. C’est là où je prends sa main et je le salue. Quand il lâche ma main, il envoi discrètement sa main derrière pour retirer la machette qu’il avait caché. C’est là où il lance le premier coup sur ma tête, j’esquive et ça prend mon dos. Ensuite, il contourne la table du commerce de ma sœur pour vouloir assommer le deuxième coup. Puisque quand ma sœur a vu ça, elle a paniqué. Quand il lance le deuxième coup de machette, je porte la chaise sur laquelle ma sœur était assise pour bloquer. Et je dis ma sœur fuit. C’est là qu’il se met à poursuivre ma sœur ». Après cette tentative de meutre de Louise Zoukep Mbankollo, le meurtrier s’est lancé à la poursuite de Mani Nkollo Téclaire. C’est à l’école primaire Lumière où la victime voulait trouver refuge, qu’elle a malheureusement fait une chute à l’entrée et en moins de quelques minutes, son ex-conjoint s’est jeté sur elle, lui a ôté la vie avec une machette très tranchante (limée des deux côtés) sur la tête, au cou et aux bras. Quand les riverains sont arrivés pour porter secours à la victime qui criait pour solliciter l’assistance, il était déjà trop tard. Les témoins ont donc vu la victime courir de toutes ses forces appelant à l’aide, pensant ainsi qu’elle pourrait être sauvée. La distance entre son lieu de commerce et le lieu où elle été tuée par décapitation, il y a une distance importante d’environ 400 à 500 mètre. L’auteur qui a pris la fuite après son crime a été rattrapé par la population. Il a échappé à la justice populaire grâce à l’intervention de la gendarmerie. La victime avait quitté le foyer conjugal au mois de décembre 2025 pour fuir les violences conjugales et l’irresponsabilité de son conjoint. Elle avait loué un studio au y habiter avec ses trois enfants, et faisait le petit commerce de sous-vêtements pour enfants pour survivre. Comme le rapporte la sœur de la victime au micro de Canal 2 International : « Il était trop violent physiquement, verbalement et autres…Ma sœur supportait ». Selon les témoignages de la sœur de la victime : « le conjoint meurtrier est un consommateur d’alcool et parfois de drogue. Quand il rentrait dans la nuit aux heures tardives, il exerçait des violences conjugales sur la victime […] ». Selon toujours les témoignages de la sœur de la victime, « le jour que le conjoint meurtrier a su que Mani Nkollo Téclaire a quitté le foyer, il est venu où elle fait son petit commerce, il a tout porté sa marchandise ». Selon l’oncle de la victime au micro de Balafon Radio, le crime était prémédité : « Je l’ai appelé le vendredi 20 février pour lui informer que je serai à Douala le lundi 24 février. Et c’est ce lundi qu’il a tué ma fille ». Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le départ de Mani Nkollo Téclaire, mariée avec son meurtrier depuis 20 ans, n’a pas été gage de sécurité pour elle, comme c’est le cas chez la majorité de femmes victimes de violences conjugales, du moins à court terme. En effet, la violence qu’elle a subie dans le foyer s’est transformé en violence post-séparation et a abouti à son meurtre.