2025-11-06
Deux fillettes âgées de 3 et 5 ans ont été retrouvées mortes dans un bois au village Manki 2, situé dans l’arrondissement de Njimon, département du Noun. Deux enfants, deux sœurs, ont perdu la vie dans des conditions terribles, victimes de celui qui aurait dû les protéger : leur géniteur. D’après plusieurs sources locales, tout a commencé lorsque l’auteur de ce crime de filicide s’est rendu chez son ex-compagne pour récupérer les fillettes, comme il en avait l’habitude. Mais cette fois, il ne reviendra pas. Après plusieurs jours sans les nouvelles des enfants, l’inquiétude de la mère s’intensifie. La famille tente de joindre le meurtrier, le nommé Souley. Lorsqu’il décroche enfin, sa réponse glace le sang : « Vous ne reverrez les enfants que si vous me donnez 500 000 FCFA », rapporte les médias. Quelques jours plus tard, un berger va découvrir les corps des deux fillettes sans vie dans une forêt, dans l’après-midi du jeudi 6 novembre. Il va aussitôt alerter les populations, qui toutes, ont exprimé leur ébranlement face aux corps des deux enfants en état de putréfaction avancée. Mais qu’est ce qui s’est passé pour que les fillettes vivant habituellement avec leur maman finissent dans cet état ? Le chef du village confirme d’autres témoignages selon lesquels, « les petites filles ont été retenues contre rançon par leur géniteur. Il est allé les chercher chez son ex-campagne la semaine d’avant prétextant vouloir passer un peu de temps avec elles comme il avait l’habitude de le faire, mais cette fois-ci, elles n’y sont pas retournées vivantes ». Selon les informations du chef du village, les ex-conjoints étaient en conflit post-séparation et c’est dans le cadre de ce conflit que leurs échanges téléphoniques ont dégénéré pendant le séjour des fillettes chez leur père. Ce dernier a posé une condition à son ex campagne : celle de donner une rançon d’une somme de 500 000 FCFA pour récupérer leurs enfants. Ensuite, le meurtrier est resté dans un silence intriguant, laissant son ex-compagne dans la peur pour les enfants jusqu’à ce que la découverte de jeudi mette fin au suspense. « Il a commencé à faire des échanges téléphoniques avec la mère de ses enfants lui réclamant une rançon. Les échanges se sont envenimés au point il ne répondait plus aux appels et aux messages jusqu’à ce jeudi », a renseigné le chef du village Manki 2 aux médias. Les forces de l’ordre, alertées par les habitants, ont immédiatement lancé une enquête pour retracer le parcours du meurtrier qui a été finalement interpellé à Foumbot, chez sa mère, où il avait tenté de se cacher. À Manki, les habitants décrivent l’auteur de ce double homicide comme un homme « nerveux », « instable », « rongé par la jalousie » après la séparation avec son ex-campagne.