2026-05-06
Le 6 mai 2026, Arrah Agbor Bawak Egbe, opératrice du secteur de transfert d’argent Mobile Money, a été abattue par balles en plein jour au carrefour GRA Junction à Bota, dans la ville de Limbé, par des agresseurs inconnus. Des hommes armés ont fait irruption dans son kiosque, arraché un sac contenant une importante somme d’argent, puis tiré sur la victime avant de prendre la fuite à moto. Ce meurtre intervient dans un contexte d’insécurité et d’agressions urbaines ciblant les opérateurs de mobile money. Selon le média Mimi Mefos Infos, entre décembre 2025 et mai 2026, sa rédaction a enregistré une dizaine d’agents de transactions d’argent (Orange money et Mtn mobile money), qui ont fait l’objet d’un braquage et parfois mortel. Ce crime de meurtre a suscité l’indignation des opérateurs de mobile money.
Le 7 mai 2026 à Limbé, ces derniers ont organisé une manifestation et un sit-in de protestation devant les bureaux du préfet du Fako à Down Beach. Munis de pancartes et réclamant des mesures de sécurité renforcées, les opérateurs ont dénoncé des attaques visant les travailleurs du secteur du mobile money dans les villes camerounaises. Plusieurs d’entre eux ont suspendu leurs activités, avertissant qu’ils ne reprendront pas le travail tant que les autorités ne prendront pas des mesures concrètes pour assurer leur protection. L’espace public urbain est devenu un lieu de danger pour les femmes et les enfants. Ce qui soulève la nécessité de promouvoir une approche genrée des politiques de sécurité urbaine. Il faudrait intégrer la perspective du genre dans l’évaluation et la réponse au sentiment d’insécurité dans nos villes.
Trois semaines après les faits, le meurtre d’Arrah Agbor Bawak Egbe Epse Bechemagbor a connu un nouveau rebondissement. Le 30 mai 2026, des images de vidéosurveillance devenues virales sur les réseaux sociaux montrent des hommes à bord d’une moto poursuivis à vive allure par un taxi dans le quartier du GRA à Bota. Des images que les enquêteurs étaient en train d’exploiter pour identifier et localiser les meurtriers. Les autorités ont intensifié les enquêtes et appellent toute personne en mesure de reconnaître les agresseurs à signaler auprès des forces de l’ordre sans délai. Au moment de notre décompte, l’enquête était toujours en cours.
Nous te citons… Nous ne t’oublierons pas….